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Les mises en situation de l'examen civique : douze questions que personne ne publie

Vishwen Labs

Une cour d'immeuble parisien au crépuscule : façades en pierre, fenêtres allumées, une porte de cage d'escalier ouverte, un vélo appuyé au mur

Douze des quarante questions de l'examen civique sont des mises en situation : un court récit de la vie quotidienne en France, au travail, à l'école, entre voisins, face à une administration, puis quatre réactions possibles, dont une seule est conforme à la loi et aux principes de la République. Le ministère ne publie pas ces questions, contrairement aux questions de connaissances, et l'annexe I de l'arrêté les place toutes dans deux thématiques : six dans les principes et valeurs, six dans les droits et devoirs.

Ce qu'est une mise en situation

La question raconte : un voisin, une réunion de parents, une collègue, un guichet, un contrôle, une fête trop bruyante à deux heures du matin. Elle demande ce que vous faites, ou ce que dit la loi, et propose quatre conduites. Trois sont des réactions humaines et compréhensibles qui contreviennent à une règle, la liberté d'autrui, l'égalité entre les femmes et les hommes, la laïcité dans les services publics, le respect de la loi, et une seule est la réponse attendue. Il n'y a pas de date à connaître ; il y a un principe à appliquer.

Pourquoi elles pèsent autant

Douze questions sur quarante, et le seuil est à 32 : un candidat qui rate la moitié des mises en situation a déjà dépensé six de ses huit erreurs. Les sites de préparation les décrivent comme la partie qui fait échouer, et c'est plausible pour une raison simple : on peut apprendre 245 intitulés, on ne peut pas apprendre des scènes que l'on n'a jamais vues. La seule préparation est de s'en faire poser beaucoup, de comprendre pourquoi la réponse attendue est celle-là, et de reconnaître les archétypes.

L'image « Examens blancs, 40 questions et 45 minutes » : la question 1 sur 40 avec le chrono à 44:57, les étiquettes Facile et Ch. 2, la question sur le sens littéral du mot démocratie et les quatre réponses proposées
Les examens blancs d'Examen Civique mêlent questions de connaissances et mises en situation dans les proportions du référentiel, six dans les principes et valeurs et six dans les droits et devoirs.

Les archétypes

Après quelques dizaines de mises en situation, les mêmes familles reviennent.

  • La liberté et ses limites : le bruit, la fête, la liberté d'expression qui devient une insulte ou une menace ; la réponse attendue est celle qui respecte le droit des autres.
  • La laïcité : à l'école publique, au guichet d'un service public, dans une entreprise privée ; la réponse distingue les agents publics, tenus à la neutralité, des usagers et des salariés, qui ne le sont pas de la même façon.
  • L'égalité entre les femmes et les hommes : une embauche, un salaire, une décision de couple ; la réponse refuse la distinction.
  • Le respect de la loi et des institutions : un contrôle de police, une convocation, un contrat de travail ; la réponse coopère et fait valoir ses droits par les voies prévues.
  • La vie civique : le vote, la scolarisation obligatoire de trois à seize ans, la déclaration d'une naissance à la mairie ; la réponse connaît la démarche et le lieu.

Un exemple raisonné

Une mise en situation de l'application, thématique des droits et devoirs. Vous fêtez votre installation dans votre nouvel appartement. Il est deux heures du matin, la musique est forte et les basses font vibrer le plancher. Un voisin sonne, son bébé endormi dans les bras, et vous demande calmement de baisser le son. Un ami vous retient : tu es chez toi, tu fais ce que tu veux, c'est ta liberté. Que faites-vous ? La réponse attendue est de baisser le son, parce que la liberté de chacun s'arrête où commence celle des autres, que le tapage nocturne est une infraction, et qu'un voisin qui demande calmement a déjà fait ce que la loi attend de lui. Les distracteurs sont l'ami qui a tort, le compromis qui ne règle rien, et la réaction qui envenime.

Comment s'y préparer sans liste

Lisez la première et la troisième thématique du Livret du citoyen avec attention, parce que c'est de là que viennent les principes appliqués : la devise, la laïcité, les libertés et leurs limites, les devoirs. Faites des mises en situation en nombre, en prenant le temps de lire l'explication même quand vous avez juste, parce que la bonne réponse trouvée pour une mauvaise raison ne se reproduira pas. Et méfiez-vous des réponses extrêmes dans les deux sens : ni l'indifférence, ni la confrontation ; presque toujours, la réaction attendue est calme, légale et respectueuse.

Examen Civique est une application indépendante, sans lien avec le ministère de l'Intérieur, l'OFII ou France Éducation international. Les intitulés des questions de connaissances sont publiés par le ministère sous Licence Ouverte ; les options de réponse, les explications et les mises en situation sont celles de l'application.

Les questions que l'on se pose aussi

Les mises en situation de l'examen civique sont-elles publiées ?

Non. L'arrêté du 10 octobre 2025 n'impose la publication que des questions de connaissances, et le ministère ne diffuse pas les mises en situation. Celles que proposent les applications et les sites sont des exercices écrits sur le même modèle.

Combien de mises en situation y a-t-il à l'examen civique ?

Douze sur quarante, réparties par le référentiel en six dans la thématique des principes et valeurs de la République et six dans celle des droits et devoirs. Les 28 autres questions sont des questions de connaissances.